Dandysme

Historisches, Kulturelles und Literarisches zum Dandy

Das Café Anglais

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Meine Geschäfte ließen mir die Abende frei, und ich liebte es, im Café Anglais zu dinieren, diesem charamanten Restaurant, dessen Namen für die heutige Generation nur mehr eine Erinnerung vorstellt.
Es war ein aristokratischer Ort, wenn auch nicht gerade ein Sammelplatz der Aristokratie. Man begegnete dort einer gewählten Gesellschaft: Dichtern, Schriftstellern, Finanziers, Fremden und Grandseigneurs.
Es war eine Atmosphäre von guter Gesellschaft, wenn auch die galante Welt nicht ausgeschlossen war. Die Anständigkeit des Ortes macht ein ungebührliches Benehmen unmöglich, wogegen die Buntheit der Künstlerwelt den Damen der Gesellschaft zusagte, die nach kleinen Emotionen lüstern waren.
Man konnte dort auch Geschäfte besprechen. Mahagonizwischenwände trennten die Tische des Parterreraumes, so daß man gewissermaßen in Logen saß, welche die Bedienung nicht hinderten.
Die ein Stockwerk höher gelegenen Chambres Séparées waren holzgetäfelt wie die Kabinen einer Jacht und öffneten sich auf ein enges, aber gut gehaltenes Stiegenhaus.
Das Silberzeug war gut geputzt, die Küche ausgezeichnet, und man trank dort vortreffliche Weine.
Am Eingang des Café Anglais hielt sich allabendlich ein bekanntes Blumenmädchen auf, das seine Laufbahn unter dem Empire begonnen hatte und das man einfach Ysabelle nannte. Sie liebte elegante Herren und reichte mir stets Rosen, die sie für mich besonders ausgewählt zu haben vorgab.
“Sie sind ein Mann von Chic,” sagte sie mir, “wie es heute keine mehr gibt. Mit Bozon (so nannte sie den Prinzen von Sagan) und Ihnen wird die Rasse aussterben.”

Quelle: Boni de Castellane: Wie ich als armer Mann Paris entdeckte. Berlin: Verlag für Kulturpolitik, 1926: 44f.
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Illustration aus à‰mile Zolas Piping Hot! (Pot-Bouille), London: Vizetelly, 1887.
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Cet établissement n’a du café que le titre, pas de terrasse où puissent s’asseoir les promeneurs, pas de salle consacrée spécialement à  la consommation des liqueurs variées ou des boissons diverses. A l’extérieur rien qui attire l’œil, pas de dorures éclatantes, d’éclairage éblouissant, la façade du Café Anglais est roide et renfrognée comme une naturelle des iles Britanniques. Cependant cet etablissement possède une réputation européenne.

On se réunit au Café Anglais pour banqueter, déjeuner fins, dîners délicats, soupers ou pétille le champagne. Depuis la Restauration, bien des régimes politiques se sont succédé, des générations ont été remplacées par d’autres, le Café Anglais s’est maintenu à  travers les crises et les changements. Alfred de Musset, Barbey d’Aurbvilly, Alexandre Dumas père, Roger de Beauvoir ont contribué, ce dernier surtout, à  établir la réputation du Café Anglais. Le comte de Sainte-Cricq s’y est livré à  ses fantaisies, que dans le langage courant de l’an de grâce 1881 on appellerait des farces de fumiste. Le duc de Grammont-Caderousse a été un des fidèles du café ou il entrainait une bande de viveurs et de filles à  la mode. Roger de Beauvoir dans les Soupeurs de mon temps et Fervaques – Léon Duchemin – dans les Mémoires d’un décavé, ont écrit l’histoire du Café Anglais. Ces deux soupeurs sont morts l’un après de longues souffrances, l’autre brusquement, sans agonie.

From: Auguste Lepage: Les cafés artistiques et littéraires de Paris. (1882).

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