Ne vous trouvez-vous pas admirable, cher dandy, aux cheveux courts, au vêtement court, à la culotte serrée; vous qui montez éternellement dans Regent-Street la parade de votre coquetterie? Ne vous regardez-vous pas comme quelque chose de plus intéressant et de plus beau que l’Apollon du Belvéder et le Gladiateur antique? Hélas! qu’auraient pensé de vous vos grands-pères, cette population portant dentelle, fraise, plumes, fourrure? Combien votre étroite et plate nudité eût semblé ridicule à leur yeux; ces pauvres pantalons sans ornemens, ces absurdes fracs rivalisent-ils, croyez-vous, avec la magnificence des manteaux, la grandeur des perruques à boucles, l’élégance des collets à la Van Dyck, le luxe superbe des broderies? Je voudrais qu’il srevinssent au monde et qu’ils vous dissent, ô rois de mon siècle ! ce qu’ils pensent de vous? J’ai peur aussi, je l’avoue, que la postérité ne pense comme eux, et ne juge un peu sévèrement la toilette à laquelle vous attachez tant d’importance, et qui vous paraît le dernier point du bon goût. (…)
En 1709, l’Angleterre s’était enfin calmée; les fantaisies de la mode remplacèrent les orageuses fantaisies des guerres civiles. Le beau dandy de l’époque avait de grandes choses à faire; son unique soin était de révolutionner la mode et de frapper de grands coups. Le tailleur qui venait vous prendre mesure vous demandait gravement: Voulez-vous être vêtu simplement ou frapper un grand coup. «Sans vanité, s’écrie William Sprightly, le type des élégans de son temps, j’ai frappé dans la vie les plus grands coups du monde: c’est à moi que l’on doit le bouton guilloché qui a fait fureur, la basque carrée, la cravate à gros nœuds, et j’ai singulièrement contribué à faire adopter le bas de soie à coins d’argent. Lorsque mes inventions ne prennent pas, j’ai soin de les répéter avec une légère altération , et je ne manque jamais mon but.»
Pendant le XVIIIe siècle, le maître du bon goût et de l’élégance à Londres, c’est le célèbre Chesterfield: «A mon âge, dit-il à son fils, je ne porte plus de talons rouges ni de plumes, mais j’ai soin que mon linge soit de la plus belle qualité et du plus beau blanc, et que ma perruque soit frisée et poudrée avec goût. J’avoue, dit-il ailleurs à son fils, que je ne peux m’empêcher de juger un homme d’après son costume. Trop de négligence ou de recherche implique je ne sais quel défaut d’intelligence. La plupart de nos jeunes gens actuels sont ridicules. Les uns portent une énorme épée, une cravate noire, un grand chapeau à bords retroussés : c’est le genre terrible; les autres, des redingotes brunes, la culotte de peau, de gros bâtons noueux, des chapeaux sans rebords, c’est-à -dire le costume du groom ou du cocher. L’homme de bon sens s’habille comme les autres, ni mieux, ni plus mal; il ne se laisse accuser ni de fatuité ni de négligence. J’aime mieux qu’un jeune homme accorde quelques précautions à sa toilette: s’il est malpropre à vingt ans, il sera révoltant à quarante, et à cinquante on ne pourra plus approcher de lui. Ayez surtout soin que vos habits soient bien coupés et bien faits, et ne paraissez jamais embarrassé dans vos plus beaux habits.» (…)
De 1780 à 1800, le roi de la mode, le sultan du costume, ce fut Georges IV, d’abord prince de Galles et qui, avec ses trente mille livres sterling d’apanage, ne trouva jamais moyen de faire face au quart seulement de ses dépenses. Après avoir épuisé les ressources ou plutôt les prodiges du luxe, il fut obligé, deux fois en douze années, de vendre ses chevaux, sa vaisselle, ses diamans, ses bijoux, et jusqu’à ce beau phaéton qu’il conduisait lui-même, qu’il attelait de six chevaux, et pour lequel il avait fait choix d’un postillon nain. En 1792, il disposa de cinq cents chevaux à la fois; il attachait la plus haute importance à sa toilette, et l’une des causes efficientes de son inimitié pour la princesse de Galles fut une parole imprudente prononcée par cette dernière: «Avec vos oreilles couvertes de poudre, lui dit-elle, quelques jours après son mariage, vous avez l’air d’un gigantesque sergent-major.» En effet, il se constitua , jusqu’au dernier moment, le défenseur de la poudre. En 1789, le jabot était prodigieux, les boutonnières passementées et les bottes portaient des glands il fallait que le pantalon de daim collât sur la peau, et que deux domestiques, soutenant leur maître, le précipitassent dans ce double entonnoir, qui ne cédait qu’à la force de l’impulsion. Tout le monde connaît ce mot qui, d’une farce de Foote, a passé dans une farce française: «Si je puis y entrer je ne le prends pas!»
Les bottes à la Hessoise firent place à d’autres bottes très-courtes qui ne s’élevaient qu’à mi-jambe et qui ne détruisirent pas la mode des pantalons de daim; peu à peu, les bottes à revers s’alongèrent, et le célèbre Brumell poussa la recherche jusqu’à transformer la nuance acajou de leurs revers, en une nuance jaune pâle. De 1800 à 1817, les habits de couleur furent à la mode; plus la nuance était gaie, plus elle plaisait. On a vu lord Scarborough et M. Brandling se promener dans le Parc en habit gris-perle. Les guêtres allant jusqu’aux genoux remplacèrent quelque temps les bottes à revers, et l’on vit par degrés la culotte courte, vainement protégée par Almack, disparaître, même des bals de la cour et du foyer de l’Opéra.
Ce fut alors que le pantalon à la Cosaque et les pantalons à la Wellington firent leur première apparition; ce fut alors que la mode mit au jour le monde nommé dandy. Au moment où nous écrivons, il commence à s’effacer de la scène, après avoir brillé depuis 1815.
Vous rappelez-vous cette espèce d’hommes vêtue de la manière la plus incommode et la plus bizarre qu’on ait pu imaginer? Un petit chapeau rond, perché sur une pyramide de cheveux bouclés ; un habit étroit, serré, écourté, semblable à une cuirasse; un collet bas découvrant une immense cravate empesée, d’où sortaient les deux bouts d’un col de chemise qui mettaient à la gêne la figure du malheureux; la taille de l’habit coupée au milieu de la poitrine, et une longue et étroite queue de morue en guise de basques; souvent, pour augmenter la rigueur du supplice auquel le dandy se soumettait, il rembourrait les paremens de son habit et s’enfermait dans un corset d’acier. Cette belle toilette achevée, le dandy complet ne pouvait plus bouger. Captif dans son étau, s’il tournait la tête, sa chemise et sa cravate lui déchiraient les oreilles; s’il marchait vite, il perdait la respiration. Tout le monde se souvient de ce fashionable à qui une dame disait: «Asseyez-vous donc près de moi? , Pardon, madame, lui répondit-il, mon habit est fait pour se tenir debout.»
La largeur du pantalon semblait alors une mauvaise plaisanterie, comparée à la mesquinerie de l’habit; il ne descendait guère qu’à mi-jambe et découvrait une paire de bottes à la Wellington , tellement étroites que plus d’un bottier a recommandé à sa pratique de prendre un bain de pieds froid avant de les mettre ; des talons hauts, armés d’acier, terminés par de vastes éperons retentissans, complétaient ce beau costume, pilori de la mode qui ne coûtait pas moins de deux ou trois heures de travail et qui n’aboutissait qu’à un résultat, celui de crucifier le dandy et de le rendre absolument incapable de toute autre occupation.
Le règne de ce dandy sépulcral fut bientôt remplacé par un autre règne. Tout à coup les basques s’élargissent, les cheveux deviennent courts; les habits carrés reprennent faveur; les pantalons s’abaissent et couvrent non-seulement la cheville , mais le pied. On répudie les bottes à revers, et le matin l’on ne voit plus que des vestes de chasse à un seul rang de boutons. Les jambes se couvrent d’étoffes voyantes, brillantes, chatoyantes; de raies larges et de couleurs variées. La cravate blanche est expulsée et fait place d’abord aux étoffes de fantaisie, puis aux mousselines bleues, vertes et rouges. Ce fut alors que les tailleurs virent naître avec effroi l’usurpation du coutil pour les pantalons; la toile écrue devint aussi fort à la mode. Qu’imaginèrent-ils? ils plissèrent le pantalon autour des hanches, d’une manière ridicule et folle qui devait entraîner la ruine prochaine de ces pantalons à la bourgmestre de Hollande. En même temps, ils déplacèrent les poches qu’ils firent courir le long des cuisses. On fut bientôt las de cette exagération, à laquelle on substitua des pantalons sans poches, fort commodes pour la majorité, qui n’a rien à y mettre. Depuis cette époque, les pantalons à carreaux écossais ont eu quelques mois de vogue ; mais la toilette des hommes s’est tellement simplifiée qu’aujourd’hui, avec une cravate noire, un habit noir boutonné jusqu’au menton, un pantalon noir et des bottes à la Wellington, on peut passer pour habillé en gentilhomme de bon lieu et braver la critique.
Que la terre soit légère à la race éteinte des dandys! qu’ils reposent en paix! Aujourd’hui nous nous habillons à l’américaine, et il n’est plus permis de se distinguer par l’étrangeté de costume. Pendant les dix dernières années qui viennent de s’écouler, trois ou quatre héros de la mode se sont couronnés d’un diadème qu’il n’est plus permis à personne de porter: passons-les en revue. M. Ball, connu par les trois noms de Hughes Ball, Ball Hugues, et de Golden Ball (boule d’or), s’est spécialement distingué par son excellent goût et la simplicité recherchée de sa parure. Il cachait son luxe et l’employait avec une élégance et un choix qui le lui faisaient pardonner. Le blanc et le noir étaient les seules nuances qu’il adoptât pour sa toilette ; mais l’excellence de la disposition donnait du prix à cette simplicité. Il a mis en vigueur les cravates noires de satin à grands pans, qui font valoir les costumes peu chargés d’ornemens et de couleurs ; c’est le seul élégant auquel j’aie jamais reconnu le droit et le talent de bien porter le gilet blanc le matin. Qu’on se rappelle cette calèche chocolat foncé, ces quatre chevaux blancs, ces deux grooms vêtus de livrées brunes, qui faisaient la joie et l’orgueil de Hyde-Park. Qui ne se souvient d’y avoir vu M. Ball, dans toute sa gloire, conduire lui-même son attelage, et rester gentilhomme, même sur le siège du cocher?
Contemporain de M. Ball, mais inférieur à ce dernier sous le rapport du goût, M. Haine, qui a long-temps brillé à Paris, et qui, aujourd’hui, cache à Bruxelles les débris de son élégance éclipsée, dépassa tous ses rivaux par la splendeur de son luxe. En entrant dans la carrière, il réunissait tous les avantages, jeunesse, beauté, fortune; les journaux se sont beaucoup occupés de lui ; on parla surtout d’une toilette en palissandre qui lui avait coûté quinze cents livres sterling, et d’une fantaisie poétique qui lui fit porter un habit vert-pomme pendant le printemps de 1825, et un autre habit feuille-morte pendant l’automne de la môme année.
à‰lève de l’école de M. Ball, M. Long-Wellesley substitua l’habit bleu à l’habit noir, et fut le premier qui retourna les manchettes par dessus lesparemens de l’habit. On ne lui connaît qu’un vice, c’est de porter des gants de daim quand il monte à cheval, atrocité que le fameux Brumell a flétrie de toute son indignation.
Le papillon des dandys, qui, hélas ! végète aujourd’hui au milieu des huîtres d’Ostende, M. Baily, a eu l’honneur de mettre à la mode et de soutenir long-temps les couleurs gaies et brillantes. Providence des pantalons de Nankin, favorable aux gilets de fantaisie, il a donné son approbation aux cravates bleues et rouges et aux habits bleu-de-ciel. Il faisait beau le voir appuyé nonchalamment sur l’une des colonnes du péristyle de l’Opéra, les longues boucles de ses cheveux flottant sur ses épaules, les bras croisés sur son gilet de satin violet, étincelant de broderies d’argent; c’était plaisir d’admirer le tissu de soie noire et l’élégante finesse de ses bas à jour. Papillon colossal, sa félicité suprême consistait à rosser les gardiens de la nuit, dont son bras assommait trois ou quatre dans une soirée. Mais quand le jour du jugement arriva; lorsque cette magnifique splendeur dut se terminer par une explosion dernière; lorsque les membres économes et modestes du jury furent appelés à prononcer sur les droits incontestables des merciers, des parfumeurs et des tailleurs qu’il avait employés pendant son règne, des mystères incroyables se révélèrent; ces interminables aunes de cachemire et de batiste dévorées en peu d’années par un seul homme qui ne les payait pas frappèrent les jurés de stupeur!
Il serait injuste de ne pas citer les lords Ranelagh, Chesterfield, Castlereagh, qui, tous les trois, ont fait figure dans les annales de la mode, et qui se restreignent aujourd’hui dans les limites de la modération et de la simplicité. On espère beaucoup, dans ce genre, de lord Albert Cuningham, de son frère le marquis, et de M. Sutton; le beau Reynolds, lord Poltimore, M. Charles Johns, lord Edouard Thynn, M. Horace Claggett, méritent une mention; ainsi que M. Duncombe, membre du parlement, qui sait unir la simplicité à la richesse; mais l’homme le plus remarquable de l’époque où nous sommes, l’élégant-par excellence, auquel toutes les cours européennes ont accordé ses lettres de crédit en ce genre, est assurément le comte Dorset; nous nous souvenons de son magnifique attelage de chevaux gris et de son habit complet de velours noir, qui faisaient l’admiration des Parisiens. Il n’a pas de maître, il ne suit pas d’école, et semble vouloir désespérer, parla mobilité de son costume et la variation fréquente des formes qu’il adopte, l’ambition de ses imitateurs. Si nous voulions caractériser d’un seul mot son genre de costume et de tenue, nous l’appellerions l’école belle jambe. Il a pour système et pour règle générale de développer les formes sous leur aspect le plus heureux; mais, il faut l’avouer, nous n’accepterions pas sans répugnance la coupe de ses habits, qui nous semble excessivement longue, et dont les revers sont évasés de manière à découvrir toute l’épaule et à présenter la poitrine entière sans défense.
Aujourd’hui, d’ailleurs, il serait bien difficile de prononcer sur la mode, ou plutôt elle paraît ne pas exister. L’infortuné tailleur, qui voit son empire s’éteindre, essaie de le relever en plaçant un fragment de soie ou de satin sur les revers, en les couvrant de velours, en faisant renaître la vogue dispendieuse des boutons d’or guillochés. Vaines tentatives! la prétention des élégans suit une direction nouvelle : l’un est curieux en fait de linge, l’autre n’attache d’importance qu’à son jabot; un troisième recherche la beauté des camées et le choix éclatant des bagues. Quelques partisans de la vieille école subsistent encore; par exemple, le vieux John Ward, le patriarche de tous les chasseurs de renard, le fidèle ami des bottes à revers, le seul homme qui ose porter encore des manchettes de dentelle, quand tout le monde porte la manchette simple. Le colonel Lea, sir Charles Kinglesley, le duc de Dorset , ont aussi conservé, pour cet ancien costume, une vénération digne de la publique estime. La toilette des chasseurs peut s’enorgueillir d’un modèle estimable, lord Jersey, dont les traces sont suivies par une foule obséquieuse; son chapeau et sa botte offrent des types dont personne n’ose s’écarter. C’est à lui qu’est due, je crois, l’introduction des pantalons serrés sur le genou.
Mais, hélas! lorsque toutes les modes se ressemblent, lorsque tous les rangs se confondent, lorsque l’invasion démocratique devient chaque jour plus flagrante, comment espérer que des nuances aussi faibles et aussi fragiles établissent la réputation d’un homme? Quelle différence établirez-vous, je vous prie, entre le valet-de-chambre et son maître? Souvent le premier des deux est le mieux habillé. Les gentilshommes commencent à convenir entre eux d’un fait très-remarquable: «c’est que l’on peut porter un vieil habit, dès que l’on est reconnu homme comme il faut.» L’autre jour, à l’Opéra, un monsieur s’avançait précipitamment vers un autre monsieur: «Seriez-vous l’ouvreur de loges, par hasard? demanda le premier. , J’allais vous adresser la même question,» répondit l’autre.
Au temps d’Addison, un fashionable était obligé de porter le deuil de tous les princes, rois et généraux inscrits dans la nécrologie de la Gazette. Aujourd’hui, le libéralisme nous exempte de ces dépenses. Quand le nécrologe était un peu surchargé, le pauvre homme ne savait où donner de la tête. Un premier potentat décédé le forçait à commander un nouvel habit; pour le second, il fallait, si l’élégant était pauvre, retourner l’habit ; le troisième décès confinait notre, homme dans sa chambre, pendant que le dégraisseur achevait son œuvre et rendait au drap le lustre primitif. Un petit prince d’Allemagne quittait-il la terre: il fallait une garniture nouvelle de boutons noirs sur ses habits gris de lin. Aux généraux morts, il accordait le crêpe et n’allait pas plus loin.
Vous touchez à l’âge de raison, vous avez trente-six ans: jetez les yeux sur les comptes de tailleur que vous avez payés ou que vous n’avez pas payés. Vous vous émerveillerez de leur énorme total. D’abord, comme le tailleur a beaucoup de mauvaises créances, il a coutume de répartir le déficit qui le menace de manière à ce que les bonnes paies souffrent pour les mauvaises ; puis on lui demande souvent un crédit illimité;enfin vous voulez suivre la mode, et le tailleur en profite. C’est une maxime généralement reçue par les membres de cette profession qu’un gentilhomme peut faire attendre cinq ans le paiement de son habit. De là des prix exorbitans et de magnifiques annonces. Un tailleur de Bond-Street annonçait récemment «un habit de drap noir superflu, avec revers cousus en soie, collet de drap, doublure de manches en toile de coton, paremens de velours, coutures superfines, et magnifiques boutons en tissu, pour 5 livres sterling 18 shillings!» Remarquez bien cette nuance. Il ne s’agit pas de 6 livres sterling, mais de 5 livres sterling, et quelques shillings; ces deux shillings de différence font beaucoup ; et la rédaction est colorée par une poésie si brillante que vous ne vous apercevez pas qu’il s’agit d’un habit fort simple, qui ne vaut pas en réalité plus de 3 livres sterling 5 shillings. Les amateurs du positif ne trouveront pas déplacée la liste des prix honnêtes que le costume d’un homme comme il faut doit coûter aujourd’hui à Londres:
Habit habillé (drap fin) 3 £ 5 sh. 81 fr.
Id. bleu ou noir 3 9 86
Frac de couleur 3 18 92
Id. bleu ou noir 4 4 105
Pantalon de Casimir de couleur 1 12 40
Id. noir ou bleu 1 16 42
Gilet id » 16 20
Redingote id 4 15 118
Au moyen de quelques épithètes et d’une affiche, un tailleur vous prouvera que l’habit doublé de soie doit vous coûter 7 livres st. 11 shil. 6 deniers, et le gilet noir 1 liv. st. 11 shil. 6 den. Si vous n’avez pas vingt ans, et que vous soyez économe, mettez-vous en garde contre la rançon que l’on vous impose; surtout prenez garde aux extras, par lesquels des fournisseurs trop habiles exhaussent démesurément le prix des vêtemens qu’ils vous livrent. La doublure, la soie, la passementerie , les boutons de métal, composent un total formidable que le crédit demandé ou accordé d’avance vient augmenter encore: un habit de 3 livres sterling finit par en coûter huit, ainsi que l’a prouvé naguère le célèbre tailleur
du capitaine Nesbitt.
From: Revue Britannique. Tome 9, Paris 1857.
April 5, 2008 um 2:13 pm Uhr
Un testo prezioso! Grazie per averlo condiviso. Cordiali saluti.