Dandysme

Historisches, Kulturelles und Literarisches zum Dandy

Dandy

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C’est le nom qui désigne le fat britannique actuel. II flatte beaucoup plus sa vanité que celui de fashionable; car ce dernier invente rarement, au lieu que le dandy a la prétention de créer ses modes, et d’être, suivani une autre expression de nos voisins, excentrique dans ses folies et ses impertinences.

A la vérité, ce privilége appartient principalement aux dandy de la haute societé de l’aristocratie. Il y a ensuite ce dandysme plus common, le dandysme de la Cité qui ce borne à  l’imitation de l’autre.

Ces deux mote anglais, bien que ne figurant point encore dans le dictionnaire officiel de notre langue, y sont maintenant naturalisés; nous n’avons, du reste, emprunté à  l’Angleterre que le nom, car nous avions déjà  nos dandys français dans les beaux du XVIIe siècle, dans les petits-maitres du XVIIIe, et dans les elégants de nos jours, appelés il y a quelques années par le peuple les incroyables, aujourd’hui les modernes.

On rencontre partout le dandy parisien, dans les théâtres où le balcon est sa place favorite, à  la Bourse et au boulevard Italien. Dans le premier endroit il bâille ou censure (car le nil admirari est sa devise), dans le second il colporte ou écoute les bruits du jour; au boulevard enfin il étale son oisiveté sur deux ou trois chaises en critiquant la toilette ou la démarche des femmes. N’oublions pas d’ajouter que ce fut le dandy qui le premier fuma sous leur nez le cigaro de la Havane; mais cette mode étant maintenant trop commune, le dandysme la dédaigne. Qui sait s’il ne reviendra pas à  la galantenie par originalité?

M.O.

Quoted from: Encyclopédie des gens du monde. Bd. 7-2. Paris: Libraire de Treuttel et Würtz, 1836: 497f.

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